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Le moulin tour a généralement un corps
fixe en pierre ou en briques, surmonté d'une toiture
pouvant pivoter, seule, sur 360°.
Elle
supporte les ailes et abrite le rouet et la lanterne.
Pour
mettre les ailes face au vent, l'arrière du moulin est
équipé d'une guivre (queue) descendant jusqu'au sol à
la disposition du meunier. Celui-ci peut aussi actionner
un levier de l'intérieur.
Quelques
cas de moulins, souvent les plus hauts, sont équipés
d'un moulinet positionné sur le toit à l'opposé des
ailes permettant au moulin d'être en permanence face au
vent sans l'aide du meunier.
Pour éviter que le meunier
ne soit emporté par les ailes lorsqu'elles tournent,
deux portes opposées sont placées de part et d'autre de
la tour.
On peut rencontrer des
moulins tours à peu près partout en France. En fonction
de la région, le corps du moulin prend une forme différente
:
- Dans le Nord de la
France, il s'agit de moulins en briques rouges,
assez hauts et équipés parfois d'une tourelle (Halluin,
St Amand les Eaux...) permettant d'entoiler les
ailes plus facilement ; ou des tours en pierre de
silex et/ou de calcaire ;
- En
Bretagne, on
rencontrera plus particulièrement des moulins
dont la base en granit est plus étroite que la
partie du haut, et le toit moins pentu que dans
les autres régions. C'est le système Berton qui
a entraîné la surélévation des moulins dits
"Petits pieds" en donnant à la partie
supérieure un volume plus grand qu'à la partie
inférieure, on les a nommés alors "Grosses-têtes";
- En Provence, les
moulins sont dotés d'une toiture dont la calotte
ne déborde pas de la tour maçonnée, le toit
circule à 360° sur une crémaillère ;
- Dans les autres régions,
les moulins sont construits sur un, deux, voire
trois ou quatre niveaux pour leur permettre de
capter les vents (en Vendée notamment).
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